DE LA VILLE DE PARIS.
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[i 553]
Monseigneur, " Le bon voulloir et la bonne affection que avez à nostre Ville et à tous ceulx qui y demeurent et font leur habitation, nous a enhardis vous escripre ceste longue lettre, par laquelle vous congnoistrezque nous ne feusmesjamaizreffuzans,rcfraictaircsou delayans de faire ce que nous debvons et sommes tenuz de fere.
Monseigneur,
"Nous prirons le Createur qu'il vous donne sa grace et en santé bonne vye et longue.
"AParis, le xvie jour d'Aoust 1553.
"Voz 1res humbles serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris."
CCCLXV1H. — Ordonnance au Recepveur de lad. Ville,
DONT LA TENEUR ENSUYT f1'. 18 août 1553. (A fol. 6a r°; B fol. 210 v°.)
[Du xYiii" jour d'Aoust v° nu.]
«Au jour d'huy, au Bureau de la Ville de Paris, où estoient :
monsr m° Christofle de Thou, Prevost des Mar­chans;
mess''8 Le Lorain, de Breda, Soulfour : [ Eschevins] ;
le Procureur du Roy et de lad. Ville, ct led. Re­ceveur d'icelle;
"A esté ordonné, combien que l'on n'ayt poinct acoustumé prandre rente à lad. Ville à moings de dix livres de rente, neantmoings [attendu les affaires], que led. Receveur en recepvera ce qu'il [en] pourra recevoir, soit plus hault ou au dessoubz de lad. somme.
"Faict le xviii0 jour d'Aoust m v° lui."
CCCLXIX. — Ordonnance pour fere visitation des vielles et anciennes murailles de la ville,
TOUCHANT MONS' LE TRESORIER DE l'EsPARGNE , DONT LA TENEUR ENSUYT. 18 août 1553. (B fol. 211 r°.)
tt Aujourd'huy, au Bureau de la Ville de Paris, ont esté receues lettres de monsr le Tresorier de l'Es-pargne faisant mention de la démolition de quelque portion des vielles et anciennes murailles de lad. Ville derriere sa maison près les Filles Repenties'2'.
"La matiere mise en deliberation, a esté ordonné
que monsr de Soulfour, Eschevin de lad. Ville, et le Procureur du Roy et d'icelle avec le me des œuvres de maçonnerye de lad. Ville, se transporteront sur les lieux dont est question pour iceulx veoir et vi-sitter, pour, ce faict, en estre ordonné comme, etc. " Faict le xvme jour d'Aoust m v° lui. n
CCCLXX. — Permission à Nicollas Hennequin et à son filz
DE POUVOIR TRANSPORTER LEURS RENTES, DONT LA TENEUR ENSUYT.
19 août 1553. (B fol. 211 v°; A fol. 62 r0.)
Du xixe jour d'Aoust m v° lui.
Au jour d'huy, au Bureau dc la Ville de Paris, a esté ordonné et accordé à sire Nicollas Hennequin, marchant et bourgeoys de Paris, et à me Claude Hennequin, son filz, de povoir transporter toutes
rentes qu'ilz leur apartiennent, jusques à la concu­rance dc nu mil escuz soleil, à quelques personnes que ce soit, nonobstant les Edictz qui avoient esté par cy devant faictz.
C Rubrique de A: Ordonnance pour les rentes.
(2) Voir à la note 2 de la page 147.
f1' Rubrique de A : Permission aux Hennequins.
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IHPRI-IEME HATIONALE.